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2015-11-03T05:51:15+01:00

Thérèse d'Avila ... Le Château interieur

Publié par Rose du Sud

Avec l'intercession de la sainte, Docteur de l?Eglise et réformatrice du Carmel, Thérèse d?Avila (1515-1582), que l'Eglise fête le 15 octobre, Régis Burnet accueille en plateau : Julia Kristeva, écrivain et psychanalyste, auteur de « Thérèse mon amour » (Fayard), et le Père Philippe Hugelé, carme déchaux, directeur de l'Institut d'Etudes Thérésiennes.

 

SAINTE THERESE

D’AVILA (1515-1582)

 

On a souvent dit de sainte Thérèse d’Avila qu’elle était la plus grande sainte de l’histoire, la plus remarquable par sa vie intérieure, par son courage et par l’œuvre extraordinaire qu’elle a accomplie. Je partage cet avis.

 

Thérèse de Ahumada est née dans une famille d’origine juive, quatre ans avant que Luther ne rompe avec l’Église catholique et ne déclanche en 1519 ce mouvement de réforme qui a aboutit à la division et au morcellement du christianisme en Europe. L’ancien moine Luther l’a amèrement regretté.

 

Dans une lettre à Zwingle, le Réformateur de Bâle, il a écrit vers 1530 : « Il est terrifiant de devoir reconnaît re que dans le passé tout était calme et tranquille, alors qu’aujourd’hui surgissent dans tous les pays des groupes de révoltés; c’est une abomination qui fait pitié.

 

Je dois confesser que mes doctrines ont produit de nombreux scandales. Oui, je ne puis le nier. Souvent cela m’épouvante, spécialement quand ma conscience me rappelle que j’ai détruit la situation en place de l’Église, si calme et si tranquille sous la papauté ». (*)

 

Il n’est donc pas surprenant que, pour sauvegard er l’unité de son Église, le Christ ait profondément assisté des réformateurs catholiques comme Thérèse d’Avila et Jean de la Croix, Ignace de Loyola, puis Vincent de Paul et tant d’ autres grands saints au XVIe siècle. Mais cela ne se fait pas sans difficultés. Jean de la Croix a dû demeurer enfermé durant deux ans, tant les carmes de son temps ne voulaient pas entendre parler de réforme.

 

Et Thérèse d’Avila, qui a aimé l’Église passionnément, comme la mère qui l’a façonnée, qui l’a nourrie et lui a fait don de la vie chrétienne, a aussi souffert par l’Église.

 

Elle a été très souvent menacée – à tort – d’en être exclue. Thérèse d’Avila a été soupçonnée d’illuminisme après avoir écrit son Autobiographie. Elle a même été considérée comme insoumise, ce qui, d’ailleurs, lui a fourni l’occasion de faire preuve d’une obéissance totale.

 

Quand on dit qu’elle fut nourrie par l’Église, c’est surtout qu’elle a été influencée par des religieuses et surtout des religieux qui l’ont dirigée dans les sentiers difficiles de l’oraison, où l’âme entre en communication mystique avec Dieu. Ces prêtres l’ont aussi secourue dans les moments les plus difficiles. Et elle a su profiter avec enthousiasme des conseils, et même des amitiés qui l’ont amenée à transformer l’Ordre du Carmel. Elle en est la grande réformatrice. Et le prêtre qui l’a probablement le plus aidée est saint Jean de la Croix qui fut son disciple et son directeur spirituel.

 

Entrée au carmel d’Avila à 21 ans, elle s’est en quelque sorte convertie vers l’âge de quarante ans. Ce fut une longueascension. Au début de sa vie religieuse, elle n’accepte pas qu’on lui fasse des reproches, surtout des reproches qu’elle ne méritait pas. Et puis, elle recherche trop l’estime des autres sœurs. Et même des nombreux visiteurs. Elle évite toutefois les fautes graves mais ne se préoccupe pas des fautes dites vénielles. Elle vit dans la sécheresse spirituelle, et elle tombe malade,

risquant de mourir à 23 ans. Elle ne pratique plus vraiment l’oraison et reçoit beaucoup de visite au parloir. Mais à 40 ans, une statue du Christ flagellé et sanglant lui rappelle l’immense amour que le Christ nous porte et avec quel sérieux nous devons aimer Dieu. Alors elle se met à méditer tous les soirs sur l’agonie de Jésus au jardin des 2 Oliviers. Thérèse s’éloigne de plus en plus des occasions dangereuses et se donne mieux à l’oraison.

 

Dieu l’aide davantage. Elle reçoit la visite du saint François de Borgia et aussi celle de saint Pierre d’Alcantara qui sont tous deux d’un grand soutien.

 

Puis elle reçoit surtout la visite de Jésus lui-même qui lui dit : « Je ne t’abandonnerai pas, Ne crains rien ».

Décidée à changer de vie, elle fait le vœu du plus parfait, toujours faire ce qui est préférable, ce qui entraîne évidemment le démon à la troubler. Mais elle sait maintenir sa décision avec l’aide de l’Eucharistie et de l’oraison.

 

Elle est vraiment convertie. Thérèse est décidée à n’appartenir qu’à Dieu seul. Elle s’est alors vraiment rendue compte qu’il fallait faire quelque chose pour que les carmélites soient tout à fait fidèles au Christ et à leur vocation religieuse.

 

Texte entier :

PDF

SAINTE THERESE D'AVILA (1515-1582) - Dieu parmi nous

 

 

Aimer

 

Je veux absolument que vous sachiez que pour beaucoup avancer sur ce chemin et monter aux Demeures que nous désirons atteindre, il ne s’agit pas de beaucoup penser, mais de beaucoup aimer ; donc, tout ce qui vous incitera à aimer davantage, faites le.

 

Nous ne savons peut être pas ce que c’est qu’aimer, je n’en serais pas très étonnée ; or il ne s’agit pas de goûter le plus grand plaisir, mais d’avoir la plus forte détermination de désirer toujours contenter Dieu, de chercher, autant que possible, à ne pas l’offenser, de le prier de faire toujours progresser l’honneur et la gloire de son Fils, et grandir l’Église Catholique. Telles sont les marques de l’amour, mais ne croyez pas qu’il s’agisse de ne pas penser à autre chose, et que si vous êtes un peu distraite, tout est perdu.

 

Chemin de la perfection XXXII

 

[PDF]PRIER AVEC THERESE D'AVILA

Ecoute le silence, juste cinq minutes... Avec Thérèse d'Avila. Tous les textes sont tirés du Château intérieur, aussi intitulé Livre des Demeures, avec les citations ("D"= Demeure). Karmelopweg

Courte biographie de Sainte Thérèse d'Avila.

 

Naissance: 28 mars 1515 a Gotarrendura, Vieille-Castille, Espagne
Décès: 4 octobre 1582 (à 67 ans) Alba de Tormes, Vieille-Castille, Espagne

 

Nom de naissance: Teresa Sánchez de Cepeda Dávila y Ahumada
 

Autres noms: Teresa de Jesús, la madre, la santa madre
Nationalité: Drapeau de l'Espagne Espagnole

 

Béatification: 1614 par Paul V
 

Canonisation: 12 mars 1622 par Grégoire XV
 

Docteur de l'Église: 1970 par Paul VI
 

Vénéré par: Église catholique, Église Anglicane, Église Luthérienne
Fête: 15 octobre

 

Attributs: Habit des carmélites déchaussées, Livre et plume
Cœur percé d'une flèche

 

Sainte patronne de l'Espagne, des écrivains espagnols, des joueurs d'échec

 

 

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