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2016-02-13T10:22:14+01:00

Ouvrir mon cœur à la miséricorde de Dieu

Publié par Rose du Sud

Date : samedi 13 février 2016

 

Sur

La Jérusalem Céleste

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Les méditations

Ouvrir mon cœur à la miséricorde de Dieu

Evangile selon St Luc, chapitre 5, 27-32

 

Après cela, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. »
Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

 

Prière d'introduction
En ce début de Carême, rappelons-nous les paroles du pape à l’occasion du Carême de l’an passé : « Il n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de nous et il nous cherche quand nous l’abandonnons. Chacun de nous l’intéresse ; son amour l’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive ». Confiants dans l’amour infini de notre Seigneur, prions : Jésus, je veux t’aimer et te louer chaque jour de ma vie, mais aide-moi, car sans ta grâce je ne suis rien !

 

Demande
Jésus, ouvre-mon cœur à ta miséricorde ! Aide-moi à me reconnaître pécheur et à accepter ta grâce.

 

Points de réflexion

1. « Suis-moi ». L’Évangile commence par « Jésus sortit » ; car il était auparavant dans la maison où il enseignait et où à cause de la foule on a dû descendre un paralytique par le toit. Mais Lévi (Matthieu) n’y était pas. Alors que tout le village était rassemblé à deux pas de chez lui, il reste chez lui. Accaparé par son travail ou bien se jugeant étranger à ce cercle de pharisiens, docteurs de la loi et « justes » ? Mais Jésus en deux mots, « suis-moi », étend son message de salut aux publicains et pécheurs. Il ne s’adresse pas qu’à l’audience habituelle des rabbis de son temps. Et Lévi, conscient de sa condition de pécheur, presque, dirait-on, rendu conscient de son péché par le dégoût que ses contemporains avaient de ceux qui percevaient l’impôt pour les Romains, ne perd pas une seconde pour prendre la main que Jésus lui tend. Accueillons-nous nous aussi la main tendue de Jésus dans notre vie, lui qui « nous cherche quand nous l’abandonnons » ?

2. « Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent ». Les scribes et pharisiens de leur côté ne se réjouissent pas trop que Jésus se rende chez les pécheurs. Ils auraient bien plutôt préféré qu’un des leurs l’invite à manger. Mais Jésus, en leur montrant pourquoi il est à dîner chez un publicain, leur explique pourquoi il n’est pas chez eux : Jésus est venu pour les pécheurs, et si les pharisiens ne se reconnaissent pas eux aussi comme tels, alors ils continueront à croire que ce sont les autres qui ont besoin du Seigneur, ils continueront à lui fermer la porte de leur cœur. Est-ce que parfois je tends moi aussi à laisser la prière et ma relation avec le Seigneur de côté, en pensant que c’est « pour les autres » ?

3. Jésus dans cet Évangile nous invite à accueillir sa miséricorde. Comme saint Matthieu il nous appelle à accepter la main qu’il tend à chacun, à lui faire confiance. Suivons l’exemple de sœur Faustine Kowalska, qui disait à Jésus : « Votre amour infini dépasse l’intelligence des anges et celle de l’humanité toute entière, et bien qu’il me semble que vous ne m’entendiez pas, j’ai déposé ma confiance dans l’océan de votre miséricorde et je sais que mon espoir ne sera pas déçu » (Petit Journal de sœur Faustine Kowalska, n° 69).

Dialogue avec le Christ
Jésus, en ce temps de Carême, tu nous invites à la conversion du cœur. Mais avant tout tu m’invites à la confiance, car sans toi, je ne pourrai jamais me rapprocher, ne serait-ce d’un millimètre, de ton amour. Tous mes efforts seront toujours vains si tu n’es pas là pour les bénir. « Un acte de confiance rend à Dieu plus de gloire que des heures entières passées en prières ». Jésus, je veux me confier en ta miséricorde avant tout, car c’est par ton amour et ta miséricorde que tu nous as sauvés sur la croix. « Bien que le péché soit un gouffre de méchanceté et d’ingratitude, le prix donné pour nous est sans commune mesure ? c’est pourquoi chaque âme doit avoir confiance en la Passion du Seigneur, confiance dans sa miséricorde ». Je veux vivre Jésus, fort d’une confiance inébranlable en toi, qui nous dit : « Ma fille, ta confiance et ton amour retiennent ma Justice. Et je ne puis punir, car tu m'en empêches ». (Petit Journal, nos 78, 72, 198).

 

Résolution
Ouvrir mon cœur à la miséricorde de Dieu, concrètement par exemple en prenant un moment aujourd’hui pour préparer ma confession et m’approcher de ce sacrement.

Cette méditation a été écrite par Frère Loïc Chabut, LC

 

Première lecture

Férie

1 R 8, 22-23.27-30

Le jour de la consécration du Temple, Salomon se plaça devant l’autel du Seigneur, en face de toute l’assemblée d’Israël ; il étendit les mains vers le ciel et fit cette prière : « Seigneur, Dieu d’Israël, il n’y a pas de Dieu comme toi, ni là-haut dans les cieux, ni sur la terre ici-bas ; car tu gardes fidèlement ton Alliance avec tes serviteurs, quand ils marchent devant toi de tout leur coeur. Serait-il donc possible que Dieu habite sur la terre ? Les cieux et les hauteurs des cieux ne peuvent te contenir : encore moins ce Temple que j’ai construit ! Sois attentif à la prière et à la supplication de ton serviteur. Écoute, Seigneur mon Dieu, la prière et le cri qu’il lance aujourd’hui vers toi. Que tes yeux soient ouverts nuit et jour sur ce Temple, sur ce lieu dont tu as dit : ’C’est ici que sera mon Nom.’ Écoute donc la prière que ton serviteur viendra faire en ce lieu. Écoute la supplication de ton serviteur et de ton peuple Israël, lorsqu’ils prieront en ce lieu. Toi, du ciel où tu habites, écoute et pardonne. »

 

Psaume

Férie

Ps 83 (84), 3-5.10-11c

Mon âme s’épuise à désirer
les parvis du Seigneur ;
mon coeur et ma chair sont un cri
vers le Dieu vivant !

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison,
et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée :
tes autels, Seigneur de l’univers,
mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie.

Oui, un jour dans tes parvis
en vaut plus que mille.
J’ai choisi de me tenir sur le seuil,
dans la maison de mon Dieu.

 

Evangile

Férie

Mc 7, 1-13

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. - Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. - Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s’être lavé les mains. » Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l’Écriture : Ce peuple m’honore des lèvres,mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu’ils me rendent ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.
En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Et vous, vous dites : ’Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont corbane, c’est-à-dire offrande sacrée.’ Vous l’autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

 

L'homélie du jour

Férie

Le ton de la péricope de ce jour contraste singulièrement avec le sommaire précédent, qui nous présentait Jésus passant en faisant le bien, se livrant aux foules comme le Pain livré pour que le monde ait la vie. L’évangéliste ne nous avait pas rapporté l’enseignement que Notre-Seigneur avait longuement prodigué à ceux qui l’avaient rejoint sur les bords du lac, et qui étaient « comme des brebis sans berger » (Mc 9,36). Mais cette fois, nous avons droit au discours qu’il tient à ceux qui précisément auraient dû être les bergers de ce troupeau, mais qui ont failli en raison de leur religiosité stérile.
Les rites préfiguratifs de « la tradition des anciens » n’ont jamais purifié, guéri ni sauvé personne. Etonnante hypocrisie d’accuser Jésus de manger sans s’être purifié les mains, alors que celles-ci ne font que guérir, bénir, réconforter ! Certes ce sont les disciples qui sont directement mis en cause, mais il est clair que c’est le Maître qui est visé. Deux univers religieux s’affrontent : l’ancien, avec ses multiples prescriptions rituelles et légales - destinées à garder une distance avec les non juifs ; et le monde nouveau instauré par Jésus, venu réconcilier tous les enfants de Dieu en une seule famille : « C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, il a fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, il a fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne il a tué la haine » (Ep 2,14-16).
Refusant de reconnaître en Jésus le Messie venu accomplir les prescriptions rituelles préfiguratives, les scribes et les pharisiens restent dans leur logique dualiste du pur et de l’impur, du sacré et du profane. Dès lors que ce prétendu Rabbi ne respecte pas ces distinctions traditionnelles, il est forcément impur et ne peut être qu’un usurpateur qui trompe les foules.
Malgré la forme interrogative, l’intervention des pharisiens n’est pas vraiment une question mais une accusation explicite et grave de désobéissance à la tradition. Aussi Jésus argumente-t-il sa répartie en s’appuyant sur ce qui devrait être la source de la tradition, à savoir les Ecritures : « Le Seigneur dit : ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile le culte qu’ils me rendent ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes » (Is 29, 13). Notre-Seigneur illustre et accentue sa critique par un exemple concret : il conteste que l’on puisse consacrer à Dieu des biens destinés à subvenir aux besoins de ses parents. Comment pourrait-on honorer Dieu en désobéissant à sa volonté, explicitement formulée dans la Loi de Moïse (Dt 5, 16) ? La matière de la transgression est dans ce cas bien plus importante que ce qui est reproché aux disciples, puisqu’il ne s’agit pas d’une observance traditionnelle mais d’un précepte de la Torah ! Si encore il s’agissait d’un cas exceptionnel ; mais « vous faites beaucoup de choses du même genre », ajoute douloureusement Notre-Seigneur à l’adresse de ses contradicteurs.
La conclusion s’impose : « Vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez ». La progression est significative : « Vous laissez de côté le commandement de Dieu… Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu… Vous annulez la parole de Dieu » que vous êtes sensés annoncer et interpréter afin que le peuple puisse en vivre. La raison de la trahison de ce ministère est également explicitée de plus en plus clairement : « … pour vous attacher à la tradition des hommes ; … pour observer votre tradition ; … la tradition que vous transmettez ». L’hypocrisie se double d’orgueil : les scribes et les pharisiens ont subtilement pris la place de Dieu en donnant plus de poids à leur tradition qu’à la Parole de celui qu’ils prétendent servir. Telle est l’accusation portée par Jésus contre les mauvais bergers, qui laissent le troupeau se disperser dans le désert des prescriptions stériles qui ne nourrissent pas l’âme.

« Seigneur ouvre mes yeux sur ma duplicité, sur mes compromissions avec l’esprit d’hypocrisie et d’orgueil. Ne permets pas que je tombe dans le piège d’une religiosité sans âme, qui se réduirait à l’observance d’un ensemble de prescriptions par lesquelles je prétendrais me justifier devant toi. Ne permets pas que de l’une ou l’autre manière j’“annule ta Parole” pour obéir à des préceptes humains qui flattent mon orgueil. Donne-moi de revenir vers toi de tout mon cœur et de t’honorer par toute ma vie et pas seulement de mes lèvres. Envoie sur moi ton Esprit Saint : qu’il arrache mes masques d’hypocrisie et me renouvelle dans la foi, l’espérance et la charité, pour que je puisse “pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec toi ” (Mi 6, 8) sur le chemin de la vie ».

 

Les Saints

Béatrice d’Ornacieux

 

Fondatrice du monastère d’Eymeu (Drôme) (+ 1303)
Née à Ornacieu dans l’Isère, elle entra à la Chartreuse de Parménie en 1260. On l’envoya ensuite fonder un monastère à Eymieu dans la Drôme. Elle vécut avec ses condisciples dans la plus grande pauvreté.

Elle meurt dans le dénuement le 25 novembre 1303.

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commentaires

Mbuaya André 28/02/2016 14:39

Faisons aussi un pas pour aller vers Jesus qui nous tend sa main.

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