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2016-09-15T07:15:06+02:00

Roger McGowen - Messages de vie du couloir de la mort - LE PLUS GRAND « OUI » A LA VIE IMAGINABLE

Publié par Rose du Sud

Diaporama sur les citations de Roger McGowen, prisonnier innocent dans couloir de la mort du TEXAS (USA) depuis 1987.
 

www.rogermcgowen.org


www.rogermcgowen.fr

 

You Tube

Clotilde GN

 

 

Extraits d'une lettre de Roger pour les visiteurs du site (décembre 2011)

 

J'espère que ce jour est un très beau jour pour vous et que vous prenez le temps de jouir des choses les plus importantes.

.....

Certaines attitudes peuvent nous aider à faire face aux défis et à les accepter. La première consiste à apprécier ce qu'on a et à prendre le temps d'en jouir. Faites en sorte que les personnes qui comptent le plus dans votre vie sachent à quel point elles sont importantes pour vous. Ne présumez pas qu'elles le savent déjà. Dites-le leur, montrez-le leur et soyez sincères. Prenez le temps de faire quelques-unes des choses que vous aimiez faire avant que les exigences de la vie vous aient accablés. Profitez de chaque moment qui vous a été donné et ne prenez rien comme allant de soi. Je peux vous dire, de ma propre expérience, qu'il n’est rien de plus doux... Je vous en prie, mes amis, prenez vraiment le temps et faites en sorte que votre vie soit la meilleure possible.

.....

Aimez-vous les uns les autres et apprenez à apprécier ce que vous avez parce que, comme nous le savons tous, rien dans cette vie n'est permanent et nous retournons tous finalement à la source de nos commencements. Je vous embrasse tous, je vous envoie de l’amour en abondance enveloppé de joie et vous souhaite le meilleur dans votre vie.

 

Roger

Roger McGowen

Vidéo publiée par la Revue REFLETS pour son article sur le site :
 

http://www.revue-reflets.org

LE PLUS GRAND « OUI » A LA VIE IMAGINABLE

 

Roger W. McGowen - que certains connaissent par son livre « Messages de vie du couloir de la mort » (Jouvence) est un détenu noir pauvre du Texas qui a fait 30 ans de prison - dont 25 dans le pire couloir de la mort des USA, vraiment l’enfer sur terre – pour un crime dont tous ceux qui le connaissent bien, y compris son avocat depuis 10 ans, sont intimement convaincus qu’il ne l’a pas commis.

 

Pour moi, qui ai écrit trois livres sur lui, c’est une certitude. La Cour Suprême de Washington lui a finalement accordé en novembre 2012 le droit à un nouveau procès. Il avait donc devant lui un choix absolument cornélien : soit la possibilité d’un nouveau procès (mais dans le compté de Harris County (Houston) où il serait jugé, tous les détenus du couloir de la mort ayant obtenu le droit à un nouveau procès ont été recondamnés à mort, sauf un), soit le « plea bargain», une négociation avec le procureur (qui tient plus du marchandage) pour remplacer le procès par un certain nombre d’années de prison.

 

Roger, après des mois et des mois de réflexion souvent tourmentée, a choisi la deuxième solution. Il aura donc à accomplir encore 20 ans de prison - il en sortirait à 72 ans – à moins que nous ne trouvions entre temps une preuve de son innocence, ou que se produise un changement dans la législation, ce qui lui permettrait de sortir plus tôt, voire immédiatement.

 

 

La lettre où il explique sa décision à son comité de défense est le lettre la plus remarquable de lui que j’ai lue – et cela fait 19 ans que nous correspondons ! PIERRE PRADERVAND

Chers amis,


Je me revois assis dans une cellule sombre et froide en 1987 après avoir été amené dans le couloir de la mort du Texas quelques semaines auparavant avec rien d'autre dans la cellule que les habits qu'on m'avait donnés à porter, un mince matelas, une couverture et un linge, ne me souciant pas vraiment à l'époque de savoir si je vivrais ou mourrais.

Tout mon univers avait été mis sens dessus dessous. Mon voisin immédiat était un homme nommé Carlos De Luna. Nous étions engagés dans une conversation à bâtons rompus quand je vis de petits caractères gravés sur le mur opposé à la couchette sur laquelle j'étais assis. Il était écrit : ''Charles Williams connu aussi sous le nom de Radar''. Suivait sa date de naissance. Au bas, quelqu'un avait ajouté une ligne et écrit la date de son exécution. J'ai demandé à mon voisin s'il connaissait Charles Williams et il m'a dit que oui. Il m'a dit qu'il connaissait beaucoup de gars qui avaient été assassinés par l’État. Mais il a ajouté ensuite quelque chose que je n'oublierai jamais parce que c'était si inattendu et si mal à propos. Il m'a dit : ''Ils vont te tuer toi aussi !'' Il ajouta: ''Je suis innocent et je vais retourner chez moi" [figuratif, sa demeure étant ici l'au-delà']. Il dit encore: ''Souviens-toi de ce que je te dis : ils vont te tuer exactement comme ils ont tué tous les autres !''


Le jour de son exécution, je lui ai parlé. Je lui ai demandé comment il se sentait, mais il ne voulait pas parler et je peux le comprendre. Je lui ai dit que j'espérais qu'il aurait une suspension d'exécution et que je prierais pour lui. Ils l'ont exécuté ce soir-là. Des années plus tard, ils ont découvert qu'il était en fait innocent. Il se trouve que j'ai vu un documentaire au sujet de son cas [ Le couloir de la mort n'était pas encore à Polunsky et Roger pouvait encore voir la télé] disant que le type qui avait commis le crime était mort en prison. C'était quelqu'un que la police connaissait et suspectait.
 

Mais ça arrivait trop tard pour Carlos. Comme il se passe pour beaucoup d'exécutions dont j'ai été témoin, la mort de Carlos a fini par devenir un vague souvenir dans mon esprit, mais son visage, ainsi que celui de tous les autres, est resté gravé dans ma mémoire. Et ses paroles sonnent toujours dans mes oreilles comme si elles avaient été prononcées hier : ''Ils vont te tuer !''
 

Je me demande maintenant : ''Qu'est-ce que j'avais qu'il n'a pas eu ?'' Et la réponse est : ''Je vous avais vous, mes amis !''
 

Je ne connais pas les gens qui soutenaient Carlos. Je suis sûr que c'étaient de bonnes personnes. Mais jour et nuit je prie et remercie Dieu pour chacun d'entre vous. Quand mon moral était au bas, vous m'avez porté vers de nouveaux sommets. Vous avez passé avec moi par les hauts et les bas. Quand je perdais ma voix, vous deveniez mes mots. Quand ma force me trahissait, vous me releviez avec votre amour. Quand j'avais faim, vous m'avez nourri et j'ai pu grâce à vous en nourrir d'autres. Vous m'avez aimé quand je ne pouvais pas m'aimer moi-même. Vous êtes devenus mes pères et mères, mes frères et sœurs, mes oncles et tantes. Vous êtes devenus ma famille. Vous êtes devenus mon monde.
 

Quand ma vie était menacée, vous avez agi. Vous vous teniez devant moi et disiez :''Il faudra d'abord passer par moi !'' Vous m'avez rendu la vie et m'avez enseigné comment la vivre ! À tout homme, femme ou enfant qui a cru en moi, qui a élevé la voix pour crier ''Faute !'' , qui a donné ou collecté de l'argent, de la plus petite somme à la plus grande pour m'aider à combattre l'injustice qui me menaçait, je dis :''Merci! Merci! Merci !''
 

Je ne pourrai jamais payer ma dette de reconnaissance envers vous. Mon séjour dans le couloir de la mort ne fut qu'une brève pause dans un voyage beaucoup plus long. Et vous m'avez accompagné tout au long.
 

Il y a eu, au cours de ces derniers mois, quelques développements majeurs que vous devriez connaître.
Le 15 mars, j'irai au tribunal pour accepter le marché conclu par mes avocats. Ce jour-là, je recevrai une sentence de prison à vie en conservant tous mes droits. Je pourrai continuer de rechercher à prouver mon innocence, contester ma condamnation au travers d'un nouvel appel et j'ai une chance d'être libéré sur parole. Je sais que ce n'est pas ce que nous voulions ou espérions, mais quand il est question de vie ou de mort, on choisit d'abord la vie de manière à pouvoir continuer d'espérer et de combattre.

 

Je suis désolé en pensant à la mort de mon ami Carlos. S'il était encore vivant, il serait probablement un homme libre maintenant. Il est si malheureux que son innocence ait été prouvée après sa mort. Je vais m’assurer de ne pas commettre la même erreur. Je veux pouvoir prendre dans mes bras et embrasser chacun d'entre vous le jour où je serai libéré. Quand je serai libéré, vous serez tous là.
 

Ce moment est pour nous une occasion de célébration, de jubilation , mais notre combat n'est pas terminé. Il nous faudra continuer de lever des fonds pour engager des experts et pour payer les cachets des avocats. Mais pour l'heure, rions et réjouissons-nous car la victoire est à portée de main. Je veux par-dessus tout envoyer mon amour à chacun d'entre vous et dire que le coeur est une vaste place et que chacun d'entre vous vit et occupe une place particulière dans le mien. Je n'aurais rien pu faire sans chacun d'entre vous.
 

Que Dieu bénisse et protège chacun d'entre vous. Je vous aime ! Je ne pourrais jamais trouver les mots pour vous dire ce que je ressens. Aussi je vous dis simplement, du fond du coeur: 'Merci !
Roger

Roger W. McGowen sort du couloir de la mort - Vivre Autrement

2013

 

Comment aider

Différentes manières de venir en aide

 

« Nul ne commit plus grande erreur que celui qui ne fit rien sous prétexte qu'il ne pouvait faire qu'un petit peu» - (parole souvent attribuée à Edmund Burke, penseur irlandais du 18ème siècle)

 

« Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, _qui ne veut rien faire trouve une excuse» - (proverbe arabe)

 

« Nous ne pouvons pas tous faire de grandes choses, mais nous pouvons faire de petites choses avec un grand amour» - (Mère Teresa de Calcutta)

 

 

En voici quelques-unes :

 

Soutenir des organisations telles qu'Amnesty International ou les nombreuses organisations qui, aux USA et ailleurs dans le monde, luttent contre la peine de mort.

 

Devenir correspondant(e) d'un condamné à mort. Des organisations comme Life Lines au Royaume Uni et en Irlande, Lifespark en Suisse ou Inside-Outside aux Pays-Bas servent de médiatrices entre les condamnés à mort aux Etats-Unis et les personnes qui veulent correspondre avec eux. Il y a actuellement dans le couloir de la mort aux USA environ 3500 détenus ; beaucoup cherchent encore un correspondant.

 

Si vous êtes citoyen/ne des Etats-Unis, vous pouvez écrire à votre député(e) ou votre sénateur (sénatrice) pour exprimer votre point de vue sur la peine de mort et sur les conditions de détention actuelles dans le couloir de la mort, en soulignant le tort que cela cause à l'image des USA dans le monde. Envoyez une copie de votre lettre à un journal local ou national influent.

 

Contribuer financièrement au fonds pour la défense de Roger ou d'un prisonnier avec qui vous êtes en contact. Avant d'arriver à la Cour Suprême, un appel peut facilement coûter jusqu'à 200.000 dollars, une somme que peu de condamnés, qui sont souvent parmi les Américains les moins fortunés, peuvent s'offrir (un grand nombre de condamnés à mort sont presque sans ressources).

 

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Comment aider - Roger McGowen - Après_le_procès

 

Reportage sur un autre de mes blogs (mais interdit au moins de 10 ans)

http://roda.eklablog.com/reportage-roger-mcgowan-condamne-a-mort-a126929188

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