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Arnaud Desjardins son enseignement

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J'ai lu plusieurs livres de Arnaud Desjardins "les chemins de la sagesse etc", il est ouvert à toutes les spiritualités, je vous joins quelques textes avec les liens.


Amour et Lumière.

Lien pour voir les vidéos itinéraire spirituel de arnaud Desjardins :


http://www.youtube.com/watch?v=ge81rIsJ7HA

Son enseignement

1- libre de l'Ego

Dans l'adyatmayoga, l'enseignement de Swâmi Prajnanpad : le fondement de ce qu'on appelle "vie spirituelle" est une connaissance profonde la psychologie, c'est-à-dire la connaissance du mental, qui englobe pensées et émotions. Mais la comparaison s'arrête là, car si le but en psychologie est de se connaître et d'essayer de mieux fonctionner, dans l'adyatmayoga, on bascule dans la métapsychologie, qui explore l'inconscient bien au delà de ce que permet la psychologie, et qui recherche l'effacement de l'ego.

Le but étant de devenir libre de l'Ego.

L'Ego est la somme de nos caractéristiques, le mental est notre attachement à cela!


2- libre des désirs

Essentiel, mais difficile, car il est inadmissible pour l'homme moderne de concevoir une réalité où son individualité n'aurait plus de place. Le paradoxe est le suivant : chaque être est unique, mais chacun voudrait inconsciemment que l'autre lui ressemble, qu'il agisse en conformité avec ses désirs.

Du refus de la différence naît la dualité et donc la souffrance.

Le travail consiste donc à rechercher l'unité, à ne faire qu'un avec l'univers, car l'énergie est unique. Pour cela il ne faut pas tenter de "tuer" l'ego mais, au contraire assumer et vivre CONSCIEMMENT ses désirs .

Puis réaliser que la plénitude parfaite et durable ne peut être atteinte . Alors, seulement, les désirs tombent d'eux-mêmes. "La disparition de l'ego consiste en une mort à soi-même tel que nous nous connaissons aujourd'hui, une mort et une résurrection déjà si totales, que la mort du corps physique n'y enlève rien."

3- Libre des émotions

Les émotions définissent l'ego. "J'aime ou j'aime pas" (le pêché originel) est source de joies et de souffrances. La libération des émotions consiste à s'affranchir de ces réactions émotionnelles: une chose n'est ni belle ni laide, elle est ce qu'elle est, tout simplement.

Sans émotions, est-on encore vivant ? "Oui, répond Arnaud Desjardins, car la mort de l'ego est la véritable naissance, la découverte de ce qui est au fond de nous." C'est l'éclatement de la prison étroite du "je" qui libère une perception plus juste du monde.

Ainsi, on n'est capable de sentiments qu'en abandonnant les émotions.

4- Voir !

Etre présent, attentif, conscient, savoir à chaque instant ce qui se passe en nous et autour de nous. Seule cette attitude permet de Voir ce qui est, ce qui est Réel, et non la transposition de souvenirs passés intervenants dans le présent

Cette aptitude de vigilance se développe et croît peu à peu par l'exercice de la méditation. Seule la vigilance permet de ne plus se laisser emporter par les émotions. Cette attitude n'a rien de spectaculaire mais elle change tout. Ces moments de conscience, Arnaud Desjardins les appelle des "souvenirs" : on se souvient de soi-même, de son but, du sens de sa vie, et on reste maître de soi.


5- Trouver son maître

Comme en thérapie, on ne peut s'engager sur les chemins de la sagesse sans être guidé par un être d'expérience ayant fait le chemin. Il stimule, bouscule, écoute et répond aux questions. "Si une personne ne réunit pas ces compétences, elle n'est en aucun cas un maître, mais un de ces aveugles guidant les aveugles..." Le maître ne révèle pas sa qualité par des prodiges spectaculaires, mais par sa réponse à une demande juste. Comment trouver son maître ? Par recommandation, en lisant des livres sur le sujet, au gré de retraites, etc. Puis le disciple s'arrête à celui qu'il reconnaît comme tel.

Mais le plus important n'est pas "d'avoir un maître", mais bien "d'être un disciple"

BIOGRAPHIE

1925- naissance.

1949- entre dans les groupes Gurdjieff. Atteint de la tuberculose,
il découvre en sanatorium les spiritualités orientales à travers ses lectures.

1952- entre à l'ORTF.

1956- épouse Denise. Deux enfants : Muriel et Emmanuel

1959- premier voyage en Inde où il rencontre Mâ Ananda Moyi.

1964 et 1967- rencontre les Maîtres tibétains.

1965- quitte les groupes Gurdjieff et rencontre au Bengale son maître spirituel Swâmi Prajnanpad.

1967 et 1973- séjours en Afghanistan dans les confréries soufi.

1972- découvre le Zen au Japon avec le Maître Deshimaru.

1974- démissionne de l'ORTF et se retire en Auvergne.

1984- crée son premier ashram à Font-d'Isière, en Ardèche.

1995- ouvre le centre spirituel de Hauteville à Saint-Laurent-du-Pape.



BIBLIOGRAPHIE

A LA RECHERCHE DU SOI
Quatre ouvrages fondamentaux pour ceux qui souhaitent mettre en pratique l'enseignement spirituel
(La Table Ronde 1977. Réédition en deux tomes au printemps 2001).

L'AUDACE DE VIVRE
Où l'on apprend que ce n'est pas de mourir dont nous avons peur, mais plutôt de vivre pleinement
(Pocket, 2000)

POUR UNE VIE REUSSIE, UN AMOUR REUSSIE
Comment le travail sur soi dans le couple permet de vraiment rencontre l'autre
(La Table Ronde, 1985)

LES CHEMINS DE LA SAGESSE
Un exposé spirituel rigoureux à partir de notes prises entre 1966 et 1973 auprès de son Maître Swâmi Prajnanpad
(La Table Ronde, 1999).

Autre texte :
Et autre lien
:

http://www.meditationfrance.com/enseigne/desjardins.htm


Arnaud Desjardins

EXTRAITS DE A. DESJARDINS
DESJARDINS, Arnaud. La Voie de la réconciliation, in Arnaud Desjardins : Témoignages et textes inédits, Question de N° 111, Éd. Albin Michel, 1998. :
Ces extraits sont empruntés à

http://radio-canada.ca/par4/vb/vb990128.html

Dans cette partie du texte intitulée La Voie de la réconciliation, Arnaud nous invite à rassembler ce qui est séparé en nous.

" Je crois pouvoir dire que la réconciliation c'est la voie, ou que la voie c'est la réconciliation, écrit Arnaud Desjardins. […] Réconciliation pourrait donc s'entendre comme le fait de réunir, de rassembler à nouveau ce qui a été séparé mais qui originellement ne l'était pas, même si cette origine est métaphysique.

" Cette réconciliation avec le monde commence par la réconciliation avec notre passé, quel qu'il ait été pour pouvoir vivre instant après instant, en communion avec notre présent tel qu'il est dans la réalité de l'instant, de l'ici maintenant. On pourrait aussi évoquer une réconciliation par avance avec notre futur. Plus de crainte : le futur sera ce qu'il sera, à chaque jour suffit sa peine, à chaque minute suffit son oui. Et pour pouvoir être réconcilié avec ce futur que nous ne connaissons pas mais que nous pouvons pressentir, il est indispensable d'être réconcilié avec son passé. Se réconcilier avec le passé implique que ce passé ne nous tienne plus dans ses griffes, qu'il ne vienne plus colorer, déformer l'instant présent.

" Si nous lisons des ouvrages de spiritualité, qu'ils soient hindous, soufis ou chrétiens, nous retrouvons cette idée fondamentale : être libre du passé. - C'est avant tout papa et maman dans les conditions les plus courantes. - […] Combien d'êtres humains ne sont pas et peut-être ne seront jamais réconciliés avec leur père, ou leur mère, ou avec les deux. Que de souffrances pour l'enfant face à l'incompréhension des parents, leurs maladresses, que de blessures... […] Ce moule de la petite enfance va colorer plus ou moins toutes nos relations dans l'existence, notamment les relations amoureuses, d'où la nécessité de cette réconciliation avec les parents, pour permettre une vie conjugale harmonieuse. Ce thème de la réconciliation en touche un autre bien connu, celui du pardon des offenses, le pardon à ceux qui nous ont offensés : une vie réconciliée est non plus une vie dans l'hostilité, et donc dans la souffrance - tant en ce qui concerne notre relation passée que présente avec notre destin à chacun. C'est le thème de l'acceptation de ce qui est, y compris l'acceptation de l'inacceptable, le non-conflit avec la réalité telle qu'elle se présente d'instant en instant. "

Le pardon est nécessaire pour se réconcilier avec les autres, mais avec soi-même également.

Comme le rappelle plus loin Arnaud, " un être spirituel est avant tout un être qui vit dans le climat général du oui. Oui à soi-même d'abord ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas, à partir de là, progresser. " Il est nécessaire de partir de ce que l'on est pour commencer à progresser. " Le chemin commence avec l'amour de soi-même, continue-t-il plus loin. Cela n'a bien entendu aucun rapport avec la vanité, l'orgueil, la susceptibilité, et l'hypertrophie de l'ego qui sont justement la réaction à l'impossibilité de nous aimer tels que nous sommes et de nous pardonner ce que nous avons été. […]

" J'ai été ce que j'ai été. Vu le nombre de conditions, de circonstances, de chaînes de causes à effets, de jeux d'action et de réaction à l'œuvre, je ne pouvais pas être autre que ce que j'ai été. Les reproches, la culpabilité sont une forme de mensonge, de refus de la vérité ou de la réalité relative telle qu'elle est. Et aujourd'hui, de même, je suis ce que je suis. C'est seulement à partir de cette si difficile réconciliation pleine et entière avec soi-même que la croissance intérieure peut commencer. Il n'y a pas de technique yogique de méditation, de jeûne, d'ascèse, même difficile, qui puisse être fructueuse sur la base d'un refus de soi-même. Or trop souvent, l'engagement dans la démarche spirituelle se met au service de ce reniement […]. C'est forcément une impasse. "
Pour illustrer la réconciliation de l'un et du multiple, il emploie cette très belle image : " Nous pouvons aspirer à une communion qui irait jusqu'à la découverte qu'un fondement unique sous-tend le monde multiple, que nous sommes tous les vagues d'un même océan. " Chacun a son autonomie, chacun est lui-même, chacun est une vague, mais une vague d'un même océan. C'est une métaphore qui est utilisée fréquemment lorsqu'on veut signifier que nous participons tous de la même conscience. La conscience est une comme l'océan, mais n'empêche qu'il y a des vagues, des vaguelettes, des lames de fond qui peuvent se prendre pour des manifestations uniques et qui ne sont pas associées à la grande manifestation de l'océan...

" Si nous nous engageons sur cette voie sans avoir d'abord accompli la première tâche qui consiste à nous réconcilier complètement avec nous-mêmes, toutes nos approches seront récupérées par l'ego et le mental. […] Ne l'oublions pas, pour le mental c'est toujours l'un ou l'autre, je choisis l'un contre l'autre, et sur la voie ce sera l'un et l'autre. […] Il n'y a pas de succès sans échec. Il n'y a pas d'arrivée sans départ. Il n'y a pas d'union sans séparation, de haut sans bas, ni de chaud sans froid, il n'y a pas de naissance sans mort, il n'y a pas de mort sans naissance. À partir de la naissance, l'ego et le mental se structurent sur l'opposition naturelle de tout ce qui paraît au bébé agréable, désagréable, plaisant ou déplaisant. Nous avons divisé le monde en deux, ce que nous aimons et n'aimons pas : attraction et répulsion. Le Bouddha disait lui-même que tout le mal venait de l'attraction, de la répulsion et de l'illusion ou de l'ignorance. "

" Pour pouvoir dépasser, passer au-delà - de la dualité, du conflit - il faut d'abord accepter, assumer, intégrer, réunifier ", dit Arnaud Desjardins à l'aide d'une formule concise que je trouve bien intéressante. Puis, pour appuyer son propos, il rappelle cette phrase qu'on peut lire dans l'Évangile de Thomas : " Celui qui fera du deux Un… "

Pour en savoir plus sur Arnaud Desjardins :

- www.francis-sigrist.org/desjardins.htm

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